Le derby 100% français a tourné court et sans concession pour Metz qui a pris une nouvelle fois le meilleur sur Brest (32-21). Du côté de la Brest Arena, les Messines vont s’atteler à faire proprement le travail devant des Brestoises qui ont manqué de jus et surtout de moyens pour contrecarrer les championnes de France. Une première place du groupe pour Metz tandis que Brest reste abonné à la dernière place.

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Pour ce voyage en Bretagne, Metz va sortir l’artillerie lourde et remporte haut la main cette opposition pour se mettre en bonne position en vue de rejoindre les quarts de finale de l’épreuve. Certes, il y a encore du chemin à faire mais si les joueuses d’Emmanuel Mayonnade maintiennent le niveau de jeu affiché, on peut voir l’avenir et la qualification d’un très bon oeil. De son côté, Brest peut encore mathématiquement chercher la 4ème place qui délivre un billet pour les quarts mais la marge d’erreur est désormais limité et il va falloir sortir plusieurs exploits pour s’en sortir sans trop de casse.

Cette opposition entre équipe de LFH se veut engagée et au terme des 20 premières minutes, les deux équipes se tiennent avant la première accélération des messines. Le premier coup dur côté BBH allait se produire avec la sortie de Cléopâtre Darleux de sa cage et le carton rouge se profile pour la gardienne tricolore. Dès lors le jeu s’emballe mais en faveur des équipières de Grace Zaadi (7 buts) qui prennent les commandes et aussi bien offensivement que défensivement marquent les esprits et le tableau d’affichage (16-9 MT).

La longue agonie pour Brest débute et va se poursuivre tout au long du second acte. Laurent Bezeau a beau donner de la voix et ses consignes, rien ne va venir contrarier les plans messins. Derrière une Laura Glauser vraiment en surchauffe sur sa ligne fait la différence, ses équipières partent en contre et sur jeu placé récitent leur handball (26-16 50’). Allison Pineau (7), Filippa Idehn voir encore Ana Gros trouvent quelques solutions face à l’armada adverse pour essayer d’éclaircir le ciel devenu sombre depuis de longues minutes avec au final une démonstration de la part d’un Metz souverain et qui s’impose en toute logique (32-21).

Sébastien Ribstein pour Hand Day