Le handball  féminin était à l’honneur cette semaine à Bar-le-Duc (Meuse). En effet Madame Cécile Raffin, responsable de l’UNSS dans le département, a offert ce merveilleux cadeau à tous les amoureux de ce sport. Ce championnat de France des sections sportives des lycées filles réunissait  8 équipes : Béthune, Thionville, Mulhouse, Nice, Rennes, Annecy, Saint-Chamond et Saint-Julien. Un rendez-vous qui a attiré les passionnés mais aussi les curieux, qui ont pu découvrir le handball. Certains ont pu échanger quelques mots avec Laura Glauser et Olivier Krumbholz. Tout deux, toujours aussi disponibles et humbles souhaitaient  partager ces moments proches, du public  mais aussi défendre les valeurs du handball.

Handball-Olivier-Krumbholz

Handday est parti à la rencontre d’Olivier Krumbholz le sélectionneur national de l’équipe de France féminine championne du monde 2017 et de Laura Glauser la gardienne internationale de Metz.

Un petit mot sur ce rendez-vous ? “ Je trouve que ça joue bien, on voit que l’ensemble du niveau progresse. Les équipes jouent plus vite qu’avant, les filles sont plus adroites. C’est une bonne chose car je pense que tous les niveaux sont liés, si ça joue mieux en bas, on jouera mieux en haut … On a une élévation permanente du niveau dans tous les secteurs en fait ! “

Avez-vous ressenti de l’engouement depuis le dernier titre de champion du monde des filles ? “Oui,  bien sûr (sourire). Aussi, parce que les 3 derniers matchs sont passés sur les chaînes publiques. Un maximum de personnes ont eu accès à ces matchs et bien sûr, on ressent de l’engouement. Maintenant, le plus important pour nous c’est que cela ne retombe pas et que l’on soit capable de faire fructifier notre image, pour continuer à avancer sur le plan médiatique et surtout sur le plan sponsoring, parce que le nerf de la guerre sera toujours l’argent. “

De bonnes augures pour le prochain championnat d’Europe filles en France ? “ Oui,  bien sûr le Hand a une bonne image. C’est un sport, tout d’abord qui plaît, très intense, avec beaucoup de suspense. On défend des valeurs, que ce soit les filles et les garçons, on y est tous très attaché, on reste humble. Je ne pense pas qu’il y a pas une seule joueuse championne du monde depuis un mois, qui est pris la grosse tête. C’est une marque de fabrique et on veut y rester, c’est pour cela que je suis là, on veut rester proche de nos pratiquants, proche du grand public pour expliquer ce que l’on fait et continuer à avancer dans le cœur des Français. A force d’avancer dans le cœur des Français et bien on va vraiment créer une image très positive de notre handball. “

Un petit mot ou un petit conseil pour ces filles qui rêvent, elles, aussi de titres ? “ Le premier, c’est de faire du handball comme elles ont envie, tout le monde n’est pas obligé de faire du haut niveau, on peut faire du au niveau, du beau niveau, du handball loisir, ce qui est important, c’est d’intégrer le handball dans l’harmonie de sa propre vie. Après, je vois des filles, ici, qui ont de très belles qualités, peut-être n’étaient-elles pas encore assez motivées, ambitieuses mais à  mon avis dans ce tournoi,  je vois 4 ou 5 filles qui pourraient rattraper le très haut niveau, à condition qu’elles aient envie et qu’elles s’en donnent les moyens. “

Tu retrouves Bar-le-Duc avec beaucoup de plaisir, car tu as beaucoup de bons souvenirs ici ? “ Oui (sourire) ça fait très plaisir,  je n’y reviens pas souvent. Je suis un petit peu triste de voir, un peu toutes ces villes de province, qui ne se meurent pas, mais qui ont, peut-être un peu, de moins en moins d’habitants. C’est dommage ! Car à contrario, je vais à Paris et je vois à Paris, un amoncellement de personnes dans des conditions très difficiles. Alors je crois que l’on marche sur la tête en France, on ferait bien, plutôt de revenir habiter dans ces petites villes, comme ça, qui sont très agréables à vivre, avec un habitat qui peut être à la portée de tous. Je crois qu’en France, il serait grand temps temps de se poser cette question, parce que, un jour, il y aura 30 millions d’habitants à Paris dans des conditions impossibles et plus personnes ailleurs. “

On est bien à Bar-le-Duc mais toujours la pluie, ici ? “ Il pleut partout en France ! (rires) “

Handball-Laura-Glauser

Laura Glauser (marraine de l’UNSS) a très gentillement partagé un petit moment en notre compagnie, lors de la finale.

Ton ressenti sur ce rendez-vous et cette compétition ? “ J’ai beaucoup aimé le niveau d’intensité de ce match et j’ai été très impressionnée ! “

As-tu ressenti l’engouement après le dernier titre de champion du monde féminin ? “ Ou, après moi je n’ai pas participé donc je ne pense pas l’avoir ressenti autant que les joueuses de l’équipe de France. Mais il y a beaucoup d’engouement et je pense que si l’équipe de France continue à gagner des titres comme ça, de plus en plus de monde va nous suivre et on en a besoin de ça. “

Cela fait plaisir de voir le handball sur les chaînes publiques ? “ Bien sûr, enfin on va dire (sourire), parce que même si on n’a pas gagné des milles et des cents médailles, tout le monde mérite d’être sur une chaîne publique et surtout lors des championnats du monde, des Jeux Olympiques ou des championnats d’Europe. “

Quelques conseils à donner à tous ces jeunes qui rêvent de briller au haut niveau ? “ Il faut énormément travailler, il faut beaucoup, beaucoup travailler, dépasser et même surpasser ses limites et surtout croire en ses rêves, c’est vraiment la plus belle chose que l’on puisse faire ! “

A Bar le Duc, Dorine Fontaine pour Hand Day