Pour le retour de la Starligue, Paris remporte son affaire devant Nantes et maintient toujours la pression sur Montpellier qui a assuré sa sortie vers Tremblay. La bataille pour l’Europe a vu Toulouse et Saint-Raphaël réussir la bonne opération.

Handball-Rodrigo-Corrales-PSG

Des montpelliérains qui ont encore des choses à prouver.

C’est par quelques erreurs techniques que commence le match entre Tremblay et Montpellier. Côté francilien Patrice Annonay effectue deux arrêts consécutifs mais en face, Vincent Gérard répond à ces appels par 5 arrêts en 5 minutes. Le jeu en attaque des héraultais s’accentue sur le côté droit avec un bon Melvyn Richardson (4/5) et un Théophile Caussé (3/4) efficace. Ce match est nourri par beaucoup d’erreurs mais aussi par une inefficacité en attaque pour les tremblaysiens qui ne trouvent plus les solutions dans les tirs. C’est très probablement l’excellent Gérard qui est le maître du jeu et qui s’interpose avec autorité sur les tentatives des hommes de Benjamin Braux. C’est avec une belle avance que le leader file tranquillement vers son vestiaire (16-8).

L’entrée dans le second acte repart sur les mêmes bases qu’en première avec pertes de balles des tirs manqués pour les deux collectifs. Tremblay trouve en première l’ouverture avant de tomber à nouveau sur le mur Vincent Gérard. Cependant, le portier allemand Dresrüsse se signale lui aussi sur sa ligne mais sans pouvoir ramener le bateau à flot (13-22, 47’). Le duel des gardiens agrémente ces 30 minutes mais c’est bel et bien Montpellier qui domine les débats pour conserver avec maîtrise son affaire pour l’emporter sereinement de 10 longueurs (29-19). Contrat rempli pour Valentin Porte et ses camarades qui au sortir de cette nouvelle journée resteront leader du championnat et pourront suivre de prêt le choc entre Paris et Nantes.

La belle série prend fin pour le Pays d’Aix

Duel important pour l’Europe entre le Pays d’Aix et le Fenix Toulouse qui se retrouvaient dans la splendide Arena d’Aix. Au terme d’une rencontre palpitante, les toulousains s’imposent sur le fil 30-29. Venir à Aix est toujours un déplacement périlleux surtout vu la forme affichée par les hommes de Jérôme Fernandez depuis plusieurs mois. Cependant le Fenix a réussi à inverser la tendance en stoppant la dynamique aixoise. Un premier quart d’heure en faveurs des visiteurs qui profitent des errements et de l’incapacité aixoise à marquer, pour faire la course en tête, par un époustouflant Rafal Przybylski (4-0). Derrière le solide Vladimir Perisic enchaîne les parades, écoeurant dès les premières minutes les tireurs locaux (11-7 22′). On connaît la force du 8ème homme de cette Arena, Les Rampeu Di Fada, qui mettent de la voix pour soutenir leurs joueurs et le PAUC par un excellent Gabriel Loesch notamment sur penalty et le pivot Inaki Pecina bien servi réduit le score (10-13). Un écart qui fond comme neige au soleil pour les hommes de la ville rose qui écopent de plusieurs exclusions temporaires qui permettent aux provençaux rejoindre les vestiaires sur une égalité parfaite 13-13.

Dès l’entame du second acte, le rythme s’accélère, Philippe Gardent opte pour un jeu à 7 qui pose beaucoup de difficultés à la défense adverse. Le ton monte, on se rend coup pour coup, un bras de fer s’engage (15 -15 puis 20-20). Un  mano à mano dont Toulouse sort gagnant par un précieux Gaël Tribillon (+2). Malgré la pression du public le Fenix ne craque pas, tenant son adversaire du soir toujours à deux voir trois longueurs, porté par un fabuleux Perisic qui réalise sans aucun doute, son match référence (29-26 54’). Dans un money time disputé, le PAUC jette toutes ses dernières forces dans la bataille, Wesley Pardin de retour, tient le suspense jusqu’à la dernière seconde. Aymeric Minne réduit l’écart (-1) à quelques secondes du terme et on retient son souffle lors de ce sprint final. Le mot de la fin est bel et bien pour les toulousains qui mettent fin à la superbe série des provençaux et se relancent par la même dans la course à l’Europe.

Paris garde le cap et reste aux aguets

Paris est toujours à deux petites longueurs du leader montpelliérain après sa victoire face à Nantes (31-29). Sans Nikola Karabatic (présent mais non utilisé), les joueurs de la capitale vont attendre la fin du premier acte pour imposer son jeu et enfin prendre leurs distances devant les Ligériens avec notamment un très bon Mikkel Hansen (17-14 au repos). La partie ne fut pas pour autant gagnée alors que la maîtrise restait bien dans le camp parisien (26-17, 43’). Fautes techniques et quelques excès dans la finition pénalisent les hommes de Thierry Anti qui cependant n’abdiquent pas.

Mené par les deux Nicolas, Claire et Tournat (8 et 6 buts), Nantes retrouve des couleurs et de la combativité pour revenir dans la course et faire encore mieux avec l’égalisation à moins de 8 minutes du terme (27-27). Hélas les dernières minutes restent en faveur du champion de France qui tout en maîtrise se remet en scelle par une défense qui ferme la porte, Rodrigo Corrales prend parfaitement le relais de Thierry Omeyer et Paris conclut cette rencontre victorieusement (31-29). L’écart reste donc toujours de deux petits points après cette nouvelle journée et les parisiens prouvent une nouvelle fois aux héraultais que la lutte pour le titre se fera bien à deux ! De son côté, Nantes qui a perdu sur blessure Eduardo Gurbindo, reste toujours sur le podium (3ème place) mais sait que la deuxième place s’éloigne un peu plus après cette soirée.  

Handball-PAUC-Fenix

Saint-Raphaël patiente puis déroule

Massy va entrer comme il se doit dans son sujet pour signer un premier écart (11-7) et mener la danse pendant les trois quarts de la première période (15-13). Malheureusement la machine se grippe et la sanction ne tarde pas avec un 5/0 en faveur de Saint-Raphaël qui s’en remet à son serial buteur Raphaël Caucheteux (10 buts) pour filer droit jusqu’à la pause et reprendre les commandes (18-15). Du suspense, il n’y en aura guère lors des 30 minutes suivantes tant les varois impriment leur rythme et parole à la défense avec un Mihai Popescu en forme et le portier roumain rassure ses équipiers. Les massicois font encore l’illusion, l’espace de quelques minutes (-4) avant de tomber face à des varois inspirés, efficaces et qui ne négligent aucun détail pour mettre les ingrédients nécessaires au succès qui se dessinait (24-20, 28-23, 33-25). Krantz, Di Panda et le jeune Trottet prennent part au festival offensif qui se termine par ce nouveau succès du SRVHB (36-25) qui consolide sa 4ème place et profite également de la défaite de son concurrent Aix en Provence.

Nîmes réalise la bonne affaire

Le match débute mal pour des dunkerquois trop impatients, avec des tirs trop précipités sur la base arrière. Tentatives immédiatement sanctionnées de 2 buts sur contre attaque signées Rebichon et Sanad bien lancés par Desbonnet (0-3, 3’). Mais Nagy ouvre le compteur dunkerquois d’une belle lucarne et récidive peu de temps après sur kung-fu. Butto maintient les nordistes à flot pendant que les nîmois font preuve d’un beau jeu collectif, à l’image de cette action tout en continuité débouchant sur un jet de 7m obtenu par Nyateu et transformé par Vozab (6-8). Dunkerque profite du 2x2’ de Salou pour revenir à égalité (9-9, 17’). Sur la fin de première période Desbonnet fait quelques arrêts, les nordistes en échec en retombant dans leurs travers à vouloir prendre une décision de passe ou tir trop rapide. Ces quelques échecs conduisent à des buts sur contre attaque directe, qui rendent Baptiste Butto (8 buts) furieux et qui expliquent l’avantage pris par les visiteurs à la mi temps (17-14).

Les 2 coachs apportent un peu de sang neuf en seconde mi-temps. Grams entre en jeu dans le but nordiste, ainsi que Pierre Soudry en lieu et place de Pelayo. Côté gardois, Steven George fait son apparition à l’aile droite ainsi que Dupuy auteur d’un joli 4/6 sur cette rencontre. Patrick Cazal posera son temps mort, Nagy permet à l’USDK de réduire l’écart (-4) mais de courte durée. Nouvelle accélération de la Green Team qui se traduit par un 3/0 puis la mainmise des hommes de Franck Maurice vont appuyer un peu plus (25-18 puis 30-23, 52’). La messe était dite pour Dunkerque qui réduisait certes l’écart, sans conséquence sur la sentence finale !

L’équipe Hand Day