Peut-être la connaissez vous grâce à ses petites apparitions sur les terrains de LFH ou grâce à sa sœur Mathilde Plotton qui évolue dans la même équipe. A dix-huit ans, Pauline Plotton enchaîne les entraînements et les matchs comme les diplômes au niveau des études. Originaire de Montbrison, cette jeune handballeuse a gravi les étapes une par une pour obtenir quelques minutes de temps de jeu sur les terrains de LFH, mais elle ne compte pas s’arrêter là puisque la Niçoise est en train de préparer l’Euro juniors avec l’équipe de France, une expérience de plus pour Pauline Plotton qui espère bientôt devenir une joueuse à part entière dans l’effectif de l’OGC Nice Handball. Travailleuse comme elle l’est, celle qui a sœur jumelle dans la même équipe continuera de travailler quoi qu’il arrive et c’est pour cela que nous sommes partis l’interviewer. Entretien.

handball-Pauline-Plotton-OGC Nice

Bonjour Pauline, comment vas-tu ? Pour commencer, peux-tu te présenter pour nos lecteurs s’il te plaît ?

Bonjour, ça va plutôt bien après une petite période de vacances ! Je m’appelle Pauline Plotton, je suis née à Montbrison dans le département de la Loire (42) et j’ai dix-huit ans. Je suis étudiante en biologie, je viens de terminer ma L1 et je joue au handball depuis l’âge de dix ans.

Tu as dix-huit ans et tu évolues depuis 2016 à l’OGC Nice Handball, peux-tu nous raconter tes débuts avec le handball ?

J’ai commencé le handball à l’âge de dix ans dans le club de Montbrison où j’ai joué pendant deux ans (catégorie -14 ans). J’ai ensuite déménagé à Toulouse et j’ai donc rejoint le club de Tournefeuille où j’ai joué cinq ans. J’ai été membre du pôle espoirs Midi-Pyrénées pendant quatre ans. Je compte quelques sélections avec les équipes nationales cadettes (U15), jeunes (U17) et juniors (U19) avec lesquelles j’ai eu la chance de participer à un championnat d’Europe et un championnat du monde. Je suis actuellement au club de l’OGC Nice handball au centre de formation.

Ta sœur jumelle fait partie de la même équipe que toi, il est rare de voir ça, qu’est-ce que cela apporte en plus ? Une confidente ?

C’est vrai qu’il est assez rare de voir ça. Le sport de haut niveau demande beaucoup de sacrifices, nous avons quitté le cocon familial assez tôt et ce n’est pas toujours facile. Ma sœur est un réel soutien au quotidien, on s’appuie l’une sur l’autre. Le fait d’être partie à Nice avec elle a permis de diminuer l’appréhension et de faciliter le commencement de cette « nouvelle vie ».

« Il ne faut pas vraiment se poser de questions et travailler pour y arriver. »

Vous êtes arrivées en 2016, comment s’est passée l’intégration lors de vos débuts ?

L’intégration s’est bien passée, nous avons été très bien accueillies. Nous avons rencontré des filles et joueuses exceptionnelles avec qui on a pu créer des liens. La découverte du niveau N1 puis du monde professionnel a été très enrichissante pour nous.

Qu’est-ce qu’on se dit quand on entre dans une équipe aussi prestigieuse ?

On essaye de ne pas trop y penser au quotidien, mais cela rajoute une petite pression et à la fois d’excitation. On sait que le droit à l’erreur est faible et cela nous force à maintenir un certain niveau d’exigence. Les dirigeants et entraîneurs comptent sur nous, à nous de faire le nécessaire.

Vous arrivez à un âge où il va falloir passer chez les professionnelles, appréhendes-tu cette étape ?

Je n’appréhende par particulièrement cette étape car elle se fait progressivement. J’ai déjà pu un peu découvrir le niveau LFH cette année en participant à quelques matchs et surtout en intégrant les entraînements du groupe professionnel. Il ne faut pas vraiment se poser de questions et travailler pour y arriver.

« Il y a des recrues de très haut niveau sur lesquelles je compte m’appuyer pour avancer. »

Tu as effectué la saison 2016-2017 avec la N1, quel bilan en tires-tu ?

Avec du recul, je suis assez satisfaite de cette saison. La saison avec la N1 s’est plutôt bien passée puisque l’on termine à la quatrième place, même si on aurait pu terminer plus haut dans le classement. On a traversé une période un peu difficile où les résultats n’ont pas été à la hauteur de nos moyens, mais je suis fière de notre parcours pour une première saison en N1.

Tu dois être actuellement en préparation pour la prochaine saison, as-tu déjà quelques objectifs ?

Je suis actuellement en préparation pour l’Euro avec l’équipe de France juniors, mais je pense forcément à la reprise avec le club. Pour la saison prochaine, je souhaite seulement continuer à progresser, on verra ce que cela m’offre comme opportunités. Il y a des recrues de très haut niveau sur lesquelles je compte m’appuyer pour avancer.

Pour finir, que pourrions-nous te souhaiter de mieux ?

De mieux ? Je dirais un contrat professionnel dans les années à venir et surtout de toujours prendre du plaisir à jouer.

Un grand merci à Pauline pour cet entretien et une bonne continuation pour la suite.

Kentin pour Hand Day